Au Canada, on compte 450 espèces d’oiseaux (on en compte 570 en France, et 978 en Europe)
Si le nom de l’espèce est souligné : Cliquez sur l’image pour en apprendre davantage !
Les passereaux (Passeriformes)
Un passereau est un oiseau de petite taille, au cou court, souvent chanteur et nidifiant. Leur organe de chant est particulièrement développé, pouvant contenir jusqu’à 5 muscles. L’ordre des passereaux est le plus important de la classe des oiseaux, en regroupant plus de la moitié des espèces (d’oiseaux) ! En 2016, on compte 6 430 espèces de passereaux dans le monde, soit environ le double du nombre de rongeurs, qui est l’ordre le plus important chez les mammifères. On trouve des passereaux partout sur la planète, excepté en Antarctique.















Les picidés (Picidae)
La famille des picidés, que l’on appelle plus communément « les pics », comprend 234 espèces qui ont pour la plupart l’habitude de cogner rapidement le tronc des arbres avec leur bec pointu. On différencie deux types de comportements : D’abord, le tambourinage (roulement de tambour !), qui sert majoritairement de marquage territorial, avec le bec qui va frapper à plusieurs reprises et très rapidement sur du bois dur. Les mâles utilisent cette technique très bruyante plus que les femelles. Chaque espèce de pic a sa propre « partition de tambourinage », avec un nombre de battements et une cadence très précis. L’autre comportement est quasiment silencieux, on l’appelle le martèlement. Il consiste à creuser les troncs d’arbres avec le bec à la recherche d’insectes ou bien de construire son nid dans du bois ramolli. Contrairement au tambourinage, le martèlement est un mouvement irrégulier. On trouves des pics partout sur le globe, excepté en Antarctique, Arctique et Australie.




Les oiseaux de proie
Les oiseaux de proie, appelés aussi « rapaces« , se reconnaissent grâce à leur bec crochu à bords coupants, leurs puissants serres (griffes) et leur régime alimentaire carnivore. Ils sont aussi réputés pour avoir une vue hors du commun, leur permettant de repérer de petites proies à plusieurs centaines de mètres de distance lorsqu’ils chassent. D’ailleurs, les grands yeux des rapaces représentent en moyenne 15% de leur poids total ! Leur ouïe et leur odorat sont également très développés, ce dernier étant un atout rare chez les oiseaux. Cette famille englobe des oiseaux diurnes (actifs principalement le jour) comme les aigles, buses, faucons, vautours, etc. et des oiseaux nocturnes (actifs principalement la nuit) comme les chouettes et hiboux. Les rapaces sont présents partout sur le globe, sauf en Antarctique.




Les canards, plongeons et oies






Les oiseaux des littoraux






Autres oiseaux






Nourrir les oiseaux … Oui, mais en hiver seulement !
Au Jardin botanique de Montréal, des mangeoires remplies de graines de tournesol sont mises à disposition des passereaux pour les soutenir en hiver. Il se trouve que c’est l’un des uniques « actes de nourrissage de la faune sauvage » qui est utile et a priori non dommageable, s’il est bien fait. Les passereaux font en effet face à de plus en plus de difficultés pour maintenir leur population (artificialisation de leur milieu naturel, pesticides, diminution du nombre de proies telles que les insectes ou les vers de terre, prédation des œufs par la prolifération de certaines espèces tel que le chat domestique, maladies et parasites …). En offrant aux passereaux des graines (notamment tournesol qui est un aliment polyvalent), petits fruits, insectes déshydratés, vers type vers de farine … on respecte le régime alimentaire de ces petits êtres et les aide à passer les hivers 🙂
Mais ATTENTION ! Les mangeoires sont aussi des nids à maladie pour nos amis volants ! Eh oui, dans la nature, les oiseaux n’ont pas l’habitude de se retrouver tous au même endroit pour se nourrir, toutes espèces confondues. Si l’un d’eux est malade, alors la prolifération de cette maladie pourrait être très rapide au vu de la proximité exceptionnelle entre les individus.
Il est alors conseillé de nettoyer régulièrement les mangeoires, et de garder un œil sur l’état de santé général de nos potes : Ont-ils des trucs bizarres sur leurs pattes ? Sont-ils tout gonflés de manière constante (les oiseaux « gonflent » naturellement pour se protéger du froid, mais cela reste temporaire. Si un oiseau reste gonflé sans jamais dégonfler, c’est qu’il est peut-être malade) ? Ont-ils les yeux encroûtés ? Leur développement semble-t-il anormal ?
Tout ces critères sont des symptômes de maladies aviaires potentiellement contagieuses … c’est l’occasion d’affûter notre sens de l’observation ! 🙂